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brise-soleil
retour à la page d'accueil retour     » voir les vignettes : brise soleil     » photo : Apricale 1 / n°1 sur 5

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Le soleil est tragique, on le sait depuis les Tragiques grecs.
La chaleur est dangereuse, même les technocrates l’ont compris en 2003.
Depuis, le brise-soleil, même inefficace, même laid, est imposé comme accessoire obligé.

Et alors que depuis longtemps (le mot, désignant ce qui vient de la Perse, est dans le Littré de 1882) les persiennes, merveilleuses persiennes , chères à Matisse, existent, fonctionnent, protègent, on se croit obligé d’innover.
Et cela prend la poussière, cela se bloque, cela bouche la vue, cela s’épuise à prétendre « alléger » la silhouette des plus lourds bâtiments.

Devant des verres coûteux, viennent les coûteux, et fragiles brise-soleil.

Ceci alors que les verres feuilletés peuvent recéler de fines tôles perforées, que les double vitrages peuvent accueillir des papiers plissés, que la sérigraphie permet des merveilles, qu’il existe des verres qui se teintent au gré de l’intensité reçue ….

Et alors que le premier geste du jour, qui est d’ouvrir les persiennes, dilate autant et l’âme et le corps !
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