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Giuseppe Penone
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Sculpteur, Giuseppe Penone est aussi poète : il faut le lire, autant que voir ses oeuvres.
J'ai donc quelque scrupule à en dire quelques mots, en écho lointain à ce jour de 1993 où je fis à Annecy la rencontre avec ses poutres sculptées jusquà l'arbrisseau premier.
Si toute œuvre d’art véritable nous renvoie à notre enfance, et à ses émotions, qu’en est-i l des sculptures de Giuseppe Penone
allant à la recherche de l’arbre-enfant dans l’arbre mûr ?
Cette fragilité patiemment mise à nu, et qui nous est soudain révélée engendre une déflagration.
La foudre ouvre ainsi, sur la cime des montagnes, le tronc des pins ou des mélèzes : ouverture-éclair.

« Il y a un autre monde, mais il est dans celui-ci », nous dit Eluard.
Il y a quelqu’un d’autre là-dedans, et c’est toi, autrefois.
Comme il le pose lui-même, en 1969, dans un texte faisant l'entame de « Respirer l’ombre » (Beaux Arts de Paris, 2008), Penone réagit par son œuvre contre le produit de la société de consommation :
une tendance commune aux membres de l’"Arte Povera" , né dans les années 60.

Quel défi, 40 ans après, que de tenter une "Architettura Povera" :
Tout nous y invite : le manque de moyens, le besoin de faire de nouveau co-nnaissance avec les éléments naturels, bois y compris, mais pas seulement.