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insoutenable légèreté
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L’exposition dans un rendu de concours du principe structurel est devenue un indice de mauvaise éducation, la pire des vulgarités, l’obscénité même.

Au jeu gagnent :
Les jurys, dont les compétences en la matière ne sont ainsi pas sollicitées.
Les architectes qui ne souhaitent pas se confronter avec la gravité (et c'est dommage, car le jeu avec la gravité n'interdit pas la gravité du jeu.
Mais aussi le graphisme des panneaux, qui ne s’encombrant plus de toute cette pesante matière, semblent de plus en plus s’inspirer de Turner et de ses brumeuses peintures.
et pour cause :
"Quand Turner se met au travail, la composition naît donc d'une synthèse de vrai et de faux, de naturel et d'artistique."(P.Dagen)

Lorsque se dissipe le fog, on s’aperçoit que perdent à ce jeu-là :
L’économie du projet, toute structure « rajoutée » étant un poids sur la balance.
La cohérence des projets puisque ces nouveaux éléments (poteaux,…) détruisent l’équilibre des masses.
Les délais d’étude puisque la phase concours n’a pas permis une première synthèse.
La légèreté elle-même, qui était le but visé : insoutenable légèreté des rendus.
Ce qui a donné récemment (liste non exhaustive,...) :
Un musée des Arts Premiers sur pilotis léger comme un porte-avion,
une « canopée » qui ne pousse décidément pas, aux Halles
des Archives Nationales posées sur un porte-à-faux géant se dotant subrepticement de béquilles …
une corbeille géante,à Metz, qui laisse à penser que le maître d'ouvrage est un vrai panier percé.
le crescendo (voir en pdf) magistral du coût de la Philharmonie ne viendrait-il pas aussi des petits nuages sur lesquels l'architecte a perché les auditeurs de son projet, et le jury, par la même occasion ?
6 septembre 2013 : voir en pdf, le lourd forum des halles