retour à la page d'accueil
la transparence moderniste de la structure
retour à la page d'accueil retour     » voir les vignettes : la transparence moderniste de la structure     » photo : Mies / n°1 sur 4

   +    ++   D
Il y a derrière le souci de transparence de la structure une préoccupation d’ordre moral avant tout.
Cette exigence que le vu soit le vrai évolue vers celle que tout soit vu .
Cette recherche d’un absolu heurte une limite que ses tenants mêmes ont décelé.
Partis chercher au Japon de quoi fortifier cet idéal, ils n'auront pas été sans voir qu’aussi bien à la Maison Sumi-ya de Kyoto (celle chère au Junichiro Tanizaki de « l’Eloge de l’Ombre »), que dans la Villa Seison kaku de Kanazawa) la belle et fine structure apparente de l’auvent ( ah ! cette panne finissime, oh, ce poteau gracile !) fait seulement semblant de porter.
Un lourd arbalétrier en porte-à-faux, caché dans l’épaisseur du toit fait tout le travail .
Ainsi le prestidigitateur fait virevolter l’une de ses mains aux yeux du public, tandis que l’autre effectue le tour de magie.

Mies van der Rohe lui-même habille de légèreté brillante les lourds et mats profilés qui forment les poteaux du Pavillon de Barcelone.
(Lire à ce sujet les études rassemblées dans « La Colonne, nouvelle histoire de la construction » (sous la dir. De R.Gargiani, PPUR, 2008)

Dès lors, tout est permis : cruelle et naïve vérité, mensonges sophistiqués, ou bien simple honnêteté chère à Jean Prouvé

Les dogmes ont ceci de bon qu’un grand souffle de liberté accompagne leur volatilisation.
Pour vos commentaires, vous rendre

ici même