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le bouquet des charpentiers
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Dans cette cérémonie, en désuétude, tiennent :
La joie du travail accompli (ou enfin achevé !)
La concrétisation de l’esprit d’équipe.
La reconnaissance du Maitre d’Ouvrage (sous la forme de bouteille)
L’appartenance commune à une même société.
La volonté de ne pas couper vie laborieuse et vie festive.
La nécessité de fêtes païennes.
La valeur de l’inutile : quoi de plus vain, et de plus essentiel , qu’un bouquet lié à un faîtage ?
La beauté du don.
Une occasion de boire, enfin.
Le tout : une civilisation.


La nôtre
Voit dans le travail une source de revenus
Exacerbe l’individu, ne louant l’esprit d’équipe que pour mieux asservir
Sépare nettement ceux qui détiennent argent et pouvoir, dont l’arrogance ne fait que croître, et les autres.
Peine à forger dans ces conditions un sentiment d’appartenance commune.
Organise la vie laborieuse comme attente du week-end, des congés, de la retraite.
Oublie ce que fête veut dire, à maintenir d’antiques et poussiéreuses fêtes religieuses.
Célèbre l’utile et le profitable comme ses valeurs de base.
Sait le dû, ignore le don.
Prescrit le psychotrope absorbé en solitaire, proscrit l’ivresse collective.
On aura compris que j’ai la nostalgie du bouquet, et pourquoi le Champagne offert aux charpentiers, est un des moments nécessaires et privilégiés de ce métier.

Merci à Charpente Cénomane pour les deux photos de clocher.

Deux bouquets en 2011 :
la cabane de berger de Font d'Urle et la Salle éphémère de la Comédie Française.