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le dernier arbre
pdf à télécharger le monde du 25 mai 08
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Le « mentor écologiste » de notre Président, tel est qualifié Jared Diamond, dans un article très critique du Monde Diplomatique
Vu le retentissement du livre « Effondrement », et ses rapports directs avec les questions de déforestation, j’ai néanmoins pris la peine de lire de bout en bout l’ouvrage.
Je ne suis pas qualifié pour porter un jugement sur les faits qui y sont rapportés, laissant ce soin à d’autres. plus savants que moi
Un débat ardent a cours sur le blog du Mode Diplomatique, débat auquel je vous renvoie blog instructif,mais interminable, comme souvent
Il semble que l'attribution à la surpopulation de méfaits dûs à d'autres causes (voir en pdf un article du Monde sur le Congo) soit un moyen bien facile pour faire peser sur le Tiers Monde une responsabilité écologique, quand l'Occident est lui responsable de la quasi- totalité de l'effet de serre, de la Révolution industrielle à aujourd'hui.
Montaigne préférait "les têtes bien faites aux têtes bien pleines".

Il m’a semblé quant à moi que Jared Diamond avait une tête bien pleine.
J’ai appris dans son livre énormément de faits, notamment sur la déforestation du Japon, et le processus de sylviculture engendré au XVIIème siècle par cette crise. (Voir les images de forêts près de Kyoto) .

Mais a-t-il une tête bien faite ?
Peut-on poursuivre jusqu'à satiété ce raisonnement de l’histoire par analogie ?
Peut-on analyser une société en termes de biologiste, sans se soucier autrement de la structure sociale et politique de cette société ?
Le cas du Rwanda est flagrant : une analyse d’un conflit ourdi puissamment, dans un des pays alors parmi les plus prospères d’Afrique, réduit à une question de surpopulation !
Nous ne sommes alors pas loin de la notion d’espace vital , chère aux Nazis et aux Japonais lors de la création de l’Axe.
Peut-on faire comme si Marx n’avait jamais existé ?
Peut-on aussi facilement exonérer les sociétés multinationales de leur responsabilités, pourtant évidentes dans un chapitre dont la nécessité n’apparaît pas dans la construction de l’ouvrage, sinon dans une visée, elle, toute politique ?
Peut-on donc écrire un livre si résolument politique, en s’en défendant ?
Une autre histoire du dernier arbre, bellement racontée, par un de ceux dont on détruit les barres, et comme si cela ne suffisait pas, on détruit aussi les derniers arbres.

à la cité des 4000