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le traducteur
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retour à la page d'accueil retour     » voir les vignettes : le traducteur     » photo : Claude Bleton / n°1 sur 1

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Je me suis souvent présenté comme un simple traducteur, qui cherche à rendre accessible, réalisable, et surtout attractif pour les charpentiers les projets nés de l’imagination des architectes : traduction d’un discours « lettré » en un discours « oral ».

Il y a une autre interprétation : j’essaie de traduire en un langage compréhensible par les architectes, les éléments de cette culture du bois, issus plus de l’expérience que de la science : traduction donc d’une culture orale en une culture « savante ».

Mais traduction de quoi ?
Dans un roman : « Les nègres du traducteur », Claude Bleton, lui-même traducteur de l’espagnol, et directeur du Collège international des traducteurs littéraires d’Arles, livre une fable sur le rôle du traducteur.

Chaque traduction , selon lui, est « un acte de recréation », le tout étant de savoir jusqu'à quel point.

Son personnage, las des écrivains qu’il traduit, finit par écrire des romans, puis cherche un auteur espagnol qu’il présente comme l’auteur de la version originale.
Jeu dangereux, les auteurs « originaux » se rebellent, il faudra les éliminer,un à un.

Le roman finit très mal.
Mais je trouve la parabole amusante.
Pas vous ?
Pour lâcher le morceau :

J'ai même rencontré des architectes qui vont jusqu'à vider leurs plans de toutes indications utiles, pour mieux "laisser la main libre à l'ingénieur créateur "(que je suis censé être).

Autant le dire tout de suite : si c'est cela la "création" : la navigation à vue dans le brouillard, c'est plutôt dangereux comme exercice !

Comme le roman, ça finit mal.