retour à la page d'accueil
merci aux arbres
pdf à télécharger sans ascenseur
pdf à télécharger cresson
retour à la page d'accueil retour     » voir les vignettes : merci aux arbres     » photo : anglade01 / n°1 sur 9

   +    ++   D
Merci aux arbres !

Passe encore, à six ans, de rehausser une architecture indigente par quelques arbres,comme j’ai pu le faire, jadis.

Passe encore, de suivre le conseil de Frank Lloyd Wrignt :
« votre premier projet, faites-le loin de chez vous, et plantez-y de la vigne vierge »

Là où ça se gâte, c’est quand les vieux briscards utilisent les mêmes ficelles.

« Nous sommes réduits à être l’épinard, en garniture autour de la dinde » s’est exclamé R. Castro , en voyant comment les efforts de courtisanerie des 10 architectes du « Grand Paris » étaient mal récompensés.

Je ne sais qui est la dinde en qustion, ou qui sont les dindons de la farce .
Mais c’est bien d'épinard,que sont abondamment garnis tous leurs gratte-ciels .
Réduire une attitude éco-responsable à cette plantation charcutière de persil dans les oreilles marque en premier le peu de souci de l’économie de moyens qui devrait être le premier réflexe :
Car, allez planter, entretenir arroser des arbres dans ces jardins suspendus !
Au moins, les jardins de Babylone répondaient à une logique : il s’agissait, croit-on, de châteaux d’eau, où naturellement la végétation croissait, en protégeant du soleil les réserves.

Au-delà, cette attitude marque mépris et ignorance des arbres , utilisés comme palliatifs à un manque d’imagination, et des habitants, qui bien sûr se réjouiront des arbres, mais qui méritent simplement pour commencer des ascenseurs en bon état (voir par exemple le pdf joint), pour aller voir ce qui pousse sur le toit.

Les habitants, même étroitement surveillés par des drones, qui auront bien du mal à discerner dans les forêts sur les terrasses les nouveaux Robins des Bois jetant des pommes de pin sur les paniers à salade, diront un jour ce qu’ils pensent de tout cela.

Les arbres aussi se vengeront. Et commencent déjà à le faire.
Allez voir ici comment les maisons de Détroit, cette illustre cité de l’automobile, sont peu à peu mangées par la végétation.
Cela procure une vraie méditation.
Voir aussi la dernière photo :"digérée", envoyée par M.C.A. (merci à elle!)

« Il semble que la végétation soit un objet vénéré par l'inconscient. Elle illustre le thème d'un devenir tranquille et fatal. » (Bachelard)

Ce "devenir tranquille et fatal": voilà tout le bien que l'on souhaite à l'ensemble de la Cour, bûche et grenouilles comprises.