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peur de la nature
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Je dois à l’excellente buvette des alpages , blog consacré « aux brebis, et à tout ce qui tourne autour », la découverte du livre : « La peur de la nature » , de François Terrasson (Sang de la Terre, 2007)

Pourquoi l’évoquer ici ?
Il me semble qu’une part de l’attirance actuelle pour le bois, et du rejet en même temps de tout ce qui évoque un peu trop dans ce matériau les forces à l’œuvre dans la nature, à commencer par la dégradation de toute chose vivante, trouve une explication dans ce livre.
Dans l'usage du bois, il y va d'un retour à un "naturel" assez fabriqué, pour que chaque retour du vrai naturel (celui qui revient au galop, vous savez) nous effraye : bois qui fend, bois qui vrille, bois qui grise ou noircit ....
Un des messages permanents de la nature, c’est que l’homme n’est pas au centre de toutes choses : la nature est inhumaine, c'est bien cela qui nous inquiète.

Quelques citations du livre, juste pour donner envie d’y aller voir de plus près :

« Si l’on devait résumer en une seule formule symbolique le frisson de l’angoisse moderne devant la nature, on pourrait dire : terreur de l’organique. »

« En nous vit et travaille l’organicité impudique de la nature. Dans une société où l’un des grands mythes inconscients est que nous sommes de purs esprits, rationnels, clairs, et quasiment métalliques ».

Sont donc éminemment rassurantes, et bien dans l'air du temps, les installations d'Olafur Eliasson, qui font faire au critique du Monde (voir ci-joint) ce bel oxymoron de "nature artificielle" :
si la nature est bien devenue un peu notre artifice,ou plus exactement un artefact, cela nous donne une sacrée responsabilité, dans le feu d'artifice du réchauffement climatique.
Sur un sujet proche, la part, et la peur,du sauvage en nous; et ce qu’on en fait, de la sauvagerie des bêtes, et de la nôtre, lire : « que font les rennes après noël ? » d’Olivia Rosenthal (Verticales, 2010)

En illustration, les requins, et les serpents, vendus à la sortie de l’aquarium de Barcelone : définitivement rassurés ?

Supplément au 9 mai 2012 : une nature pas trop "sauvage", voilà la "demande", à en croire l'étude jointe en pdf : pas d'arbres morts, ,qui nous donnent de funestes pensées, par exemple.