retour à la page d'accueil
quand les architectes étaient ingénieurs
film à visionner soir
pdf à télécharger axonométrie
pdf à télécharger coupe
retour à la page d'accueil retour     » voir les vignettes : quand les architectes etaient ingenieurs     » photo : axonometrie / n°1 sur 10

   +    ++   D
Dans les livres de contes, on lit parfois qu’il fut un temps où les animaux parlaient, comme parlent les hommes. Et tous se comprenaient entre eux …
Dans les livres d’histoire de l’architecture, on peut lire qu’il fut un temps où tous se comprenaient, puisqu’ils parlaient un même langage, celui de la construction.

On y voit Brunelleschi mener, Renaissance oblige, une enquête approfondie sur les méthodes constructives des Romains, par l’étude des ruines. L’architecte élabore pour la coupole du Duomo de Florence une méthode de construction permettant de se libérer des lourds et coûteux cintres en bois.
Les ouvrages :
« Les ingénieurs de la Renaissance, de Brunelleschi à Léonard de Vinci » (Giunti, 1995)
et
« La coupole de Brunelleschi, histoire et devenir d’une grande construction » (Fanelli & Fanelli, Mandragora, 2004) participent à la légende.
Une légende à laquelle on a envie de croire :
celle de l’architecte se penchant sur le plus infime détail de la réalisation : motif des briques en arête de poisson, chaînage en pièces de bois, … et pour chaque opération de levage inventant une grue rotative, un treuil à triple palier,…
Ecrite sur le modèle des vies de saints, avec « quelques passages romancés » (Fanelli), l’histoire conte maints épisodes, dont mon préféré montre Brunelleschi sculptant avec un couteau dans une rave des modèles réduits pour bien se faire comprendre des maçons.

L’article consacré aux ingénieurs et architectes de la Renaissance italienne, dans le récent ouvrage : « La colonne, nouvelle histoire de la construction » (PPUR,sous la direction de R.Gargiani, 2008) est plus mesuré.
On en retire le sentiment, ce qui n’ôte rien au génie de Brunelleschi, en lui rajoutant un peu d’humilité et d’humanité, que c’est plutôt de l’observation des moyens de levage employés dans les ports, pour les chantiers navals, et le chargement et déchargement des blocs de marbre que dérivent les techniques utilisées à Florence.

Tout ceci, au-delà des beaux dessins de structures en bois de nos bâtisseurs de la Renaissance, pour plaider en faveur d’un meilleur dialogue entre les intervenants aujourd’hui. Un dialogue qui aille au-delà de la simple question des prix et des délais, qu’impose la Maîtrise d’Ouvrage, et que répercute la Maîtrise d’œuvre.

Un dialogue où chacun, pour entendre et se faire entendre, tente de saisir le langage de l’autre.

Comme dans les contes d’autrefois.
Dialoguons donc.

Envoyez là vos idées

L'histoire de la coupole, elle, continue : voir (en haut à droite) le film "soir": les ouvriers descendent de la coupole, comme leur arrière-arrière grand père,en 1430 ...

Trouvé ceci , de L.Nervi :
"on ne sait ce qu'il faut admirer davantage du génie inventif et de la sensibilité de l'architecte, de la profondeur d'intuition et des connaissances techniques de l'ingénieur, ou du courage, de l'énergie, de la fermeté d'âme, des attentions et de l'amour portés à sa propre oeuvre de la part de l'entrepreneur."
(Savoir construire, Ed. du Linteau, 1997)