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Tanaka San
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Avril 1987
Le charpentier Fumio Tanaka installe au Centre Pompidou une maison de thé, à l’occasion d’une exposition sur le Japon depuis 1945.
La conférence qu’il a donnée la veille à l’Ecole Tolbiac est encore dans mon esprit.
Il y parle :
De sa méthode d’apprentissage :
« Il faut, pour devenir charpentier, savoir les 200 choses à ne pas faire »
De sa manière d’anticiper le passage du temps :
« au nord, plus humide, je surélève la maison de 15 mm environ, pour que, le sol se tassant, elle revienne peu à peu à l’horizontale »
Des architectes, malicieusement :
« ils dessinent des plans, des coupes, mais le problème est dans les coins, où se rencontrent les lignes »
De la globalité surtout de son approche : un seul concepteur, à la fois architecte, ingénieur, charpentier, prenant en charge tout le processus, du choix des arbres et de la conception au chantier.

Le lendemain , nous sommes quelques uns à lui prêter main-forte pour déménager le pavillon démonté, en guise de remerciement.
Je suis impressionné de le voir grimper sur la frêle charpente, avec ses chaussures de charpentier japonais, et ses gants blancs.

Avril 1998
M.Watanabe a bien voulu organiser une journée entière avec Tanaka San .
Visite des ateliers, puis d’un chantier de maison avec son jeune chef de chantier, un sanctuaire ensuite, construit par lui 30 ans auparavant, et enfin ses bureaux ,en plein dans le centre de Tokyo.
En déjeunant, il nous explique que, la construction d’une maison durant, de la coupe des arbres à la livraison, huit ans, il lui faut , aussi, enseigner aux clients, la patience !
Un thème qui lui tient à cœur : voir « l’invisible » est nécessaire à tout concepteur.
Je vous laisse à penser de quel invisible il s’agit,
pour l’architecte ?

pour l’ingénieur ?

pour le charpentier ?

pour l’homme ?

les réponses sont attendues ici même