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visite de chantier
retour à la page d'accueil retour     » voir les vignettes : visite de chantier     » photo : Mennecy / n°1 sur 2

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Il paraît que les "villages Potemkine", dressés en carton-pâte au bord des routes que devait parcourir la Tsarine ne sont qu'une légende.

Mais nous avons aujord'hui pour de vrai les "chantiers Potemkine", avec pseudo-ouvriers enthousiastes de travailler par grand froid, quand le code prescrit une interruption du chantier.
Qu'importent les conditions météo, le "plan média" doit passer avant toute considération.

De 2007 à 2012, glissade, et continuité.

En 2007, le chantier est promu lieu de redressement, comme il y eut, jadis, des maisons de redressement.

En 2012, il est devenu lieu exemplaire : le président-pas-encore-candidat y parade , comme si sa présence pouvait à la fois :

- faire croire à la pertinence sociale des mesures annoncées récemment, au seul profit des promoteurs immobiliers.

- asseoir l'idée d'un homme de pouvoir qui est un homme de terrain, quand la seule connaissance du terrain lui eût conseillé de ne pas s'y rendre dans de telles conditions.

- transformer la chiourme de 2007 en lieu de miracle : la multiplication des logements, en direct , comme il y eut multiplication du pain ou du vin.
Las, ce que l'on perçoit fort bien , c'est, avant toutes choses :

- une indifférence totale aux conditions de travail dans le bâtiment, tourmées en dérision par des palisanteries racistes.

- par l'appel de figurants externes au chantier, une ignorance noire des spécificités de chaque personne sur un chantier : un ouvrier, fût-il O.S. , ne peut être replacé par personne à la légère : à chacun sa tâche !

- l'idée que si , dans le tableau, les ouvriers sont des figurants, le président ne fait aussi, depuis 5 ans , que de la figuration : au-delà de l'offense faite aux travailleurs, c'est la fonction qu'il incarne qui se trouve amoindrie.

Tout cela porte un nom : le mépris.

L'ère du faux s'achève par un discours Place la Concorde : attention: ce que vous voyez derrière l'orateur est un décor en carton pâte, le fond de scène ... Où s'arrête le carton-pâte, peu importe, pourvu qu'il finisse.